Le trouble du spectre de l’autisme : État des connaissances

 

Sous la direction de Nathalie Poirier et Catherine Des Rivières-Pigeon, cet ouvrage recense les écrits portant sur les plus récentes études ayant pour objet le trouble du spectre de l’autisme ou TSA. Il s’agit d’un outil de référence essentiel pour les intervenants travaillant auprès de cette clientèle ainsi que les familles. Plusieurs collaboratrices, dont Mme Leroux-Boudreau du Cime, ont participé à la rédaction de cet ouvrage colossal où sont abordés les thèmes suivants :

 

  • la nomenclature, l’étiologie, la prévalence et le diagnostic ;
  • les aspects liés à la santé physique et psychologique ;
  • la famille ;
  • les interventions auprès de la petite enfance ;
  • les milieux de garde éducatifs ;
  • le milieu scolaire ;
  • les défis de l’adolescence ;
  • la vie adulte ;
  • la reconnaissance des droits, les lois, les politiques et les orientations ministérielles.

 

Ariane Leroux-Boudreault, B.Sc.

Auteure du chapitre Les défis de l’adolescence

http://www.puq.ca/catalogue/livres/trouble-spectre-autisme-2431.html

 

Les enfants volcans

 

En tant que parents ou intervenants, il n’est pas toujours facile de gérer les crises de nos petits volcans. Ce livre a, pour objectif, d’aider le parent à déceler les signes précurseurs d’une crise, à connaitre les moyens de la prévenir et de mieux la gérer tout en apprenant à bien boucler la boucle en faisant un retour sur l’événement.

Il s’agit d’un guide pratique pour l’intervention auprès des enfants d’âge primaire qui comporte des activités amusantes (sous forme de fiches reproductibles) conçues pour développer un lien avec l’enfant et lui apprendre des stratégies alternatives.

 

Ariane Leroux-Boudreault, B.Sc.

Auteure du livre Les enfants volcans

Affiche_EnfantVolcan

 

* Des exemplaire du livre sont disponibles à la succursale de Repentigny.

Le trouble du spectre de l’autisme, nom compliqué d’un trouble complexe

 

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est la nouvelle appellation de ce qui était anciennement désigné par les Troubles envahissants du développement (qui incluaient l’autisme et le syndrome d’Asperger). Le TSA est un trouble neurodéveloppemental dont la présentation et le niveau de fonctionnement sont très variables d’un enfant à l’autre. Malgré la diversité de sa présentation, ce trouble affecte systématiquement les habiletés sociales, la communication et le jeu imaginaire. Des atypies sont observées au niveau des intérêts qui sont peu diversifiés et des comportements. Les premiers signes sont généralement observables très tôt, avant les 3 ans. Entre autres, le développement du langage est souvent atypique, l’intégration à un groupe d’enfants peut être difficile, la tolérance aux changements et des transitions est souvent pauvre, des régressions peuvent aussi être observées au niveau des acquis (propreté, autonomie, langage) et le choix de jeux est très restreint et plutôt solitaire. Au niveau comportemental, l’enfant peut paraître trop calme par rapport à ses camarades ou, à l’inverse, être trop réactif par rapport à divers stimuli (bruits, proximité physique, textures…). Les parents et éducatrices notent souvent que l’enfant est différent des autres.

Une intervention précoce est souhaitable, celle-ci ayant un effet direct sur le fonctionnement de l’enfant à court et long terme. Il est fréquent que les parents consultent d’abord en orthophonie vu les atypies langagières ou en psychologie vu les difficultés comportementales. D’autres professionnels peuvent aussi aider au quotidien de ces enfants (psychoéducatrice, ergothérapeute, diététiste…).

Tous les enfants se développent à leur propre rythme, nous le savons bien, et les retards de développement ne sont pas tous indicatifs d’un trouble. Toutefois, lorsque les parents s’inquiètent du développement de leur enfant, le neuropsychologue s’avère être une référence fiable à consulter sans hésitation.

Références

Collège des médecins du Québec et Ordre des psychologues du Québec (2012). Les troubles du spectre de l’autisme, l’évaluation clinique: Lignes directrices, Montréal.

Mon enfant a la bougeotte, est-il hyperactif ?

 

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble développemental de mieux en mieux connu. La cause, les symptômes, le diagnostic et le traitement ont d’ailleurs été abondamment étudiés dans les dernières années.

En effet, depuis quelques décennies, les connaissances sur ce sujet se multiplient. Actuellement, on estime qu’environ 5 à 10 enfants sur 100 (1 à 2 sur 20) en sont affectés et présentent les symptômes associés à l’une des trois formes possibles de ce trouble (Inattentif; Impulsif-Hyperactif; Combiné). Ce trouble étant, dans la plupart des cas, d’origine héréditaire, l’un des deux parents est porteur du trouble et l’a transmis à son enfant dans son bagage génétique. L’enfant présentant un TDAH est donc né avec ce trouble et les premiers symptômes apparaissent généralement dès le jeune âge. Toutefois, la plupart du temps, ce trouble n’est identifié que lorsque l’enfant est d’âge scolaire.

Bien que le TDAH ait été longtemps considéré comme un trouble de santé mentale, il s’agit plutôt d’un trouble neurologique impliquant une mauvaise communication des neurones (cellules du système nerveux) dans la région frontale du cerveau. Cette région est en effet responsable de la gestion de l’attention et des conduites. Toutefois, le cerveau n’atteignant sa pleine maturité qu’à la fin de l’adolescence, la maturation neurologique contribue à l’atténuation des symptômes avec l’âge.

Petits, ces enfants sont souvent plus maladroits et agités que les autres ne présentant pas ce trouble. Ils sont parfois plus colériques et impulsifs sans être volontairement méchants. Les parents de ces tout-petits sont régulièrement épuisés et dépassés. De plus, des retards développementaux y sont souvent associés (retards langagiers et/ou moteurs, maladresses sociales et/ou comportementales, retards dans l’acquisition des connaissances de base, etc.).

Une intervention précoce chez les enfants présentant ce trouble est généralement associée à un meilleur pronostic. Cette intervention doit se faire sur plusieurs plans et adresser systématiquement les secteurs problématiques (familial, préscolaire-scolaire, social, développemental, médical, etc.). Outre les traitements pharmacologiques, une guidance parentale est le plus souvent indiquée pour outiller les parents dans la gestion du quotidien de leur enfant. De plus, de saines habitudes de vie contribuent à mieux gérer les symptômes de ce trouble (sommeil, alimentation, activité physique, routine, etc.).

Dans tous les cas, si notre enfant a la bougeotte, il faut d’abord déterminer si ce comportement entraîne un dysfonctionnement dans ses activités de la vie de tous les jours. Si c’est le cas, il faut ensuite en déterminer la cause (stress, réaction à un changement, manque de sommeil, trouble médical, etc.) et si d’autres symptômes s’y associent. Une consultation auprès de son pédiatre et auprès d’un neuropsychologue spécialisé avec cette clientèle peut alors s’avérer pertinente. Toutefois, si ce comportement n’est pas problématique et que l’enfant qui bouge beaucoup fonctionne bien dans ses divers milieux de vie, on peut tout simplement continuer de surveiller son évolution et se rappeler qu’on a toujours intérêt à le faire participer à diverses activités physiques dans un environnement encadrant. Il faut se rappeler que les enfants ont besoin de bouger, peu importe leur âge !

 

Références

Bélanger, S. et autres (2008). Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, Montréal, Chu de Sainte-Justine.

Monastra, V.J. (2005). Parenting children with ADHD, Washington, American psychological association.

Vincent, A. (2010). Mon cerveau a besoin de lunettes; Vivre avec l’hyperactivité, Montréal, Quebecor.

www.attentiondeficit-info.com